SOMMAIRE
Le Kilimandjaro est une montagne d'Afrique située dans le Nord de la Tanzanie
et formée de trois sommets : le Shira à l'ouest, le Mawenzi à l'est et le Kibo, le plus élevé, au centre.
Avec 5 895 mètres / 19340 pieds d'altitude au pic Uhuru situé sur le Kibo, le Kilimandjaro est le point culminant de l'Afrique.
La montagne est en réalité un volcan né il y a 750 000 ans et faisant partie de la vallée du grand rift
qui parcourt l'Est de l'Afrique du nord au sud.
Très prisée par les randonneurs, elle est couverte à son sommet de neiges éternelles
et d'une calotte glaciaire menacées par le réchauffement climatique.
Il peut s'écrire Kilimandjaro (orthographe locale et anglo-saxonne) ou Kilimandjaro (orthographe française).
Son nom reste une énigme. Il peut venir des mots de swahili, « kilima » (petite montagne)
et « njaro » (le démon du froid); ou bien de l'expression «njaro» (caravanes),
en référence aux convois d'esclaves des marchands arabes de Zanzibar, qui faisaient jadis halte dans les parages.
Certains évoquent le mot «njare», la source de l'eau.
Les Masaï l'appellent simplement « Ngage Ngai », c'est-à-dire la « maison de Dieu ».
PRÉSENTATION
Le Kilimandjaro se situe dans le Nord de la Tanzanie, non loin de la frontière avec le Kenya
qui se situe au pied de la montagne au nord et à l'est.
Il ne fait pas partie d'un massif montagneux et émerge de manière solitaire de la savane
qui l'entoure, la surplombant d'un dénivelé de 5 200 mètres.
La ville la plus proche, Moshi, est située en Tanzanie, au sud de la montagne, et constitue le principal
point de départ de son ascension. Le Kilimandjaro est intégralement inclus dans le parc national de Kilimandjaro.
Le Kilimandjaro est un stratovolcan considéré comme éteint. Il est constitué de laves et le Kibo est couronné à
son sommet d'un cratère éliptique large de 2,4 kilomètres et long de 3,6 kilomètres.
La calotte glaciaire du Kilimandjaro, baptisée « glacier Furtwängler », est confinée au Kibo.
Autrefois clairement visible en couvrant une superficie de 12 km2 en 1900, elle est désormais de plus en plus ténue
car réduite à une surface de 2 km2 et devrait disparaître totalement d'ici 2015-2020 à cause du réchauffement climatique actuel.
ASCENSION
L'ascension du Kilimandjaro est très prisée par de nombreux randonneurs, notamment ceux qui accomplissent
l'ascension des points culminants de chaque continent. Environ vingt milles randonneurs accomplissent
l'ascension chaque année, nombre réévalué et contrôlé chaque année par les autorités tanzaniennes.
Relativement aisée en tenant compte de l'altitude, l'ascension du Kilimandjaro est néanmoins délicate en
raison de la longueur du trajet, du froid et de la raréfaction de l'air, provoquant alors épuisement,
hypothermie et mal des montagnes chez les randonneurs.
Le seul matériel d'alpinisme indispensable pour
parvenir au sommet sont des crampons qui permettent la progression sur la glace, bien qu'ils soient de
moins en moins nécessaire en raison de la disparition du glacier. Le risque d'accident ou d'incapacité à
marcher est d'autant plus compliqué que le rapatriement au pied de la montagne ne se fait qu'en brancard
à roue dirigé par deux conducteurs. De nombreux randonneurs se préparent de longs mois avant de tenter
l'ascension du Kilimandjaro et certains accomplissent celle du mont Méru qui est réputée être un bon
entrainement.
Environ 60% des tentatives se soldent par un échec.
Le meilleur moyen de parvenir au sommet est de tenir compte de ses limites en prenant son temps afin de
permettre à l'organisme de s'adapter à l'altitude (pole pole en swahili) et d'emprunter la voie d'ascension
la plus facile, la voie Marangu, qui part de Moshi en Tanzanie et passe par trois refuges de montagne :
- Mandara Hut à 2 700 mètres d'altitude ;
- Horombo Hut à 3 720 mètres d'altitude ;
- Kibo Hut à 4 700 mètres d'altitude&.
D'autres voies, Machame, Mweka et Shira, conduisent elles-aussi au sommet.
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HISTOIRE
Avant le XIXe siècle, quelques rares chroniqueurs comme le géographe égyptien Ptolémée ont mentionné
l'existence d'une « montagne blanche » au cœur de l'Afrique.
En 1845, le géographe britannique William Cooley, sûr de sa science, assure que la montagne la plus connue
d'Afrique de l'Est, appelée le Kirimanjara, est recouverte de roches rouges.
En mai 1848, un missionnaire, Johannes Rebmann, s'enfonce dans le pays chagga et finit par approcher la
montagne « Vers 10 heures, je vis quelque chose de remarquablement blanc au sommet d'une haute montagne
et crus d'abord qu'il s'agissait de nuages, mais mon guide me dit que c'était du froid, alors je reconnus
avec délice cette vieille compagne des Européens qu'on appelle la neige. »
Sa découverte, rapportée en avril 1849 dans le Church Missionary Intelligencer, est toutefois
contestée à Londres.
Il faut attendre 1861 pour qu'une expédition, menée par le baron allemand Klaus von der Decken et le
botaniste britannique Richard Thornton, permette de constater qu'il s'agit bien d'une cime neigeuse.
En 1883, le britannique Joseph Thomson puis le comte Teleki s'attaquent à l'ascension du sommet mais ne
dépassent pas 5 300 mètres d'altitude. Après deux échecs, Hans Meyer accompagné de son ami
Ludwig Purtscheller et du guide chagga Yohana Lauwo, parvient au sommet le 6 octobre 1889.
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